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Soutenance de Thomas Aguilera PDF Print

Aguilera_Thomas_2015Thomas Aguilera a soutenu sa thèse, intitulée Gouverner les illégalismes urbains. Les politiques publiques face aux squats et aux bidonvilles dans les régions de Paris et de Madrid, le 22 juin 2015. Le jury était composé de Marc Bernardot (Université Aix Marseille, LAMES), Marisol Garcia (Université de Barcelone), Pierre Lascoumes (Sciences Po, CEE, CNRS), Patrick Le Galès, directeur de recherche, (Sciences Po, CEE, CNRS), Jacques de Maillard (Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines), Cécile Péchu (Institut d’Études Politiques et Internationales, Université de Lausanne, Geopolis). Il a reçu les félicitations du jury

 

 
Vidéo de la conférence POLITEIA : La démocratie participative est-elle un conte de fées ? PDF Print

7 mars 2015 :

Voilà plusieurs années déjà que des voix s’élèvent pour réclamer une plus grande participation des citoyens au sein du système politique. Les avatars de cette revendication sont nombreux : organisation de jury citoyens, tirage au sort des représentants, association des habitants au vote des budgets municipaux…
Mais cette belle démocratie participative apporte également son lot de difficultés. Comment inciter tous les citoyens à se sentir concernés ? Comment s’assurer de la compétence des décideurs et de la qualité des décisions ? Et surtout, comment associer plusieurs millions d’individus à l’élaboration de la législation ? La démocratie participative est-elle possible ? Au delà, est-elle souhaitable ?


Intervenant :
Clément Viktorovitch, docteur en science politique, chercheur au Laboratoire Communication et Politique (CNRS), directeur de Politeia.

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Florence Faucher analyse les législatives en Grande-Bretagne PDF Print

Faucher

 

Professeur de science politique au Centre d’études européennes de Sciences Po, Florence Faucher est spécialiste du Royaume-Uni. Ses recherches portent sur les partis et la représentation politiques en Grande-Bretagne et en France. Elle revient sur la surprise des résultats aux élections législatives du 7 mai en Grande-Bretagne.

  • Contre toute attente, le parti conservateur de David Cameron a emporté une large victoire électorale et peut s’appuyer sur une majorité absolue. C’est une surprise pour vous aussi ?

Florence Faucher : Ce résultat est une surprise pour tout le monde ! Toutes les enquêtes préélectorales prévoyaient un coude à coude étroit entre travaillistes et conservateurs… Dès les premières projections à la sortie des bureaux de vote, la surprise a été immense. On s’attendait à de longues négociations pour trouver une coalition, on retrouve en fait une situation assez classique avec la victoire du parti de David Cameron.

Au lendemain du scrutin, les Britanniques se retrouvent avec un gouvernement conservateur majoritaire à la Chambre des Communes et dans un paysage totalement chamboulé, avec trois leaders politiques qui ont démissionné d’un seul coup : Ed Miliband, le chef du parti travailliste, Nick Clegg pour les libéraux-démocrates et Nigel Farage, le dirigeant de Ukip.

  • Comment peut-on expliquer ce résultat qui a déjoué tous les pronostics pour aboutir à un retour à la norme ?

F.F. : Le mode de scrutin a une capacité déformante importante : cela peut constituer une première explication. Vous connaissez la fameuse loi du politologue Maurice Duverger : le scrutin uninominal à deux tours favorise le système bipartite. À la suite des élections législatives de 2010 qui avaient pour la première fois depuis 1974 élu un Parlement sans majorité, on s’attendait à ce que cette loi soit remise en question pour ce scrutin...la voici en réalité confirmée. Avec 12 % des voix, Ukip n’obtient qu’un seul siège au Parlement, tandis que SNP (les nationalistes écossais) remporte 56 des 59 sièges écossais, avec 4 % des voix. Le SNP bénéficie à plein de la concentration de ses électeurs dans les circonscriptions écossaises, alors que les eurosceptiques ont des soutiens distribués dans tout le pays.

La deuxième explication possible, c’est que des électeurs se soient décidés en dernière minute pour les conservateurs : la rhétorique “moi ou le chaos” utilisée par David Cameron a pu effrayer une partie de l’électorat.

Troisièmement, on connaît depuis 1992, la “timidité” des électeurs conservateurs à se déclarer dans les enquêtes, peut être parce que leur parti est considéré comme “méchant”, selon le terme utilisée par Theresa May alors qu’elle était Présidente du parti* !

  • Vous travaillez beaucoup sur la participation politique. Que nous apprend ce scrutin à cet égard ?

F.F. : Avec une participation à 66%, soit à peine plus élevée que lors du dernier scrutin, ce vote reflète bien la crise de la représentation et le désaveu des grands partis. En même temps, le déclin est sans doute enrayé depuis le record de 2001 (60%). Si on se penche sur les résultats en termes de voix ; les conservateurs obtiennent 37 % et les travaillistes 30 % : à peu près comme lors des dernières élections.

Ce qui change c’est l’écroulement des libéraux-démocrates - en voix et en sièges - et l’augmentation du poids de Ukip. Il constitue désormais le troisième parti en nombre de voix, mais le troisième parti aux Communes est le SNP. Les libéraux-démocrates avaient échoué a faire adopter une réforme du mode de scrutin par référendum en 2011. Cela leur a coûté cher.

Surtout, le biais majoritaire du mode de scrutin renforce le sentiment d’une partie importante de l'électorat qui se sent exclue (et pour partie s’auto-exclut en s’abstenant) : un quart seulement a voté conservateur (37 % des exprimés).

  • Comment analyser l’échec d’Ed Miliband et des travaillistes ?

F.F. : Ed Miliband avait remporté le leadership du parti avec un courte majorité et après une très longue campagne. Il a mis du temps à s’imposer à la tête du Labour. Cela a laissé le champ libre aux conservateurs pour accuser les travaillistes d’avoir entraîné la crise. Sur le plan politique, Ed Miliband a essayé de proposer une ligne différente du New Labour, de trouver sur le fil une position nouvelle, ni “old Labour”, ni “new Labour”. C’était peut-être trop subtil et cela n’a pas suffi pour lutter contre une presse qui s’est déchaînée contre lui avec une virulence dépassant celle des années Kinnock**.

Êtes-vous d’accord pour dire que ces élections signent la victoire de la politique d’austérité ?

F.F. : En réalité tous les grands partis en lice parlaient d’austérité, avec des différences dans la manière de procéder. La politique menée par les conservateurs est une politique de droite classique qui a creusé les inégalités. La reprise actuelle trouve probablement son origine dans une bulle immobilière, et bénéficie à une partie de la population, qui vote conservateur. D’autres aspirent à bénéficier de cette croissance et se méfient de la gestion économique des travaillistes. Enfin, ceux qui sont soumis aux “contrats zéro heure” ou ceux qui voient leurs allocations supprimées, ne se sont pas déplacés pour voter, ou l’ont fait pour protester, en votant pour Ukip notamment.

  • Que va-t-il se passer maintenant ?

F.F. : L’avenir paraît très incertain au Royaume-Uni. David Cameron a promis un référendum, qui aura donc lieu avant fin 2017. On ne voit pas très bien ce que le gouvernement peut obtenir en termes de concessions de la part de l’Europe, notamment en termes de mouvements migratoires. S’il n’obtient rien, Cameron sera poussé à faire campagne pour la sortie de l’Union, que certains milieux financiers ne voient pas d’un très bon oeil. Il risque d’être pris entre deux feux. Et si le référendum se prononce pour la sortie, les nationalistes écossais risquent de demander un nouveau référendum sur l’indépendance de l’Écosse…

De manière générale, Cameron aura peu de marge de manoeuvre au Parlement. Il n’a plus en effet la possibilité d’utiliser les libéraux-démocrates pour atténuer la frange la plus à droite de son parti, qui pousse à des politiques passablement inquiétantes pour la population.  Les années qui viennent ont toutes les chances de ne pas être roses pour les Britanniques…

* Theresa May a été secrétaire générale du parti conservateur en 2002-2003.

** Niel Gordonn Kinnock a été secrétaire général du parti travailliste et chef de l’opposition de 1983 à 1992, pendant les mandats de John Major et Margaret Thatcher.

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Photo: Florence Faucher

Crédits CEE/Sciences Po

 

 
Rapport 2014 de la CNCDH "La lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie" PDF Print

Mayer_Tiberj_Vitale_CNCDH_2014Les chercheurs Nonna Mayer (Sciences Po, CEE, CNRS), Guy Michelat, (Sciences Po, CEVIPOF), Vincent Tiberj (Sciences Po, CEE) et Tommaso Vitale (Sciences Po, CEE) mettent en perspective l’évolution des préjugés racistes dans le rapport 2014 de la Commission nationale consultative des droits de l’Homme (seconde partie, p. 207 et suivantes).

Sur la base d’une enquête par sondage administrée fin 2014, soit avant les attentats des 7 et 9 janvier 2015 visant Charlie Hebdo et le supermarché Hypercasher de Vincennes, et d'un sondage flash réalisé en mars 2015, les chercheurs mesurent l’ampleur des préjugés envers toutes les minorités, et suivent leur évolution depuis 2013, au cours d’une année marquée par de nombreux débordements antisémites, et plus largement, depuis 1990, date de mise en service du baromètre.

Alors que l’indice longitudinal de tolérance, qui résume les évolutions depuis 1990, baissait régulièrement depuis 2009, il remonte depuis 2014 (chapitre 1, « La stabilisation de l’indice de tolérance »), tendance confirmée par un second sondage effectué après les attentats de Janvier (sondage Flash 2015). Cette embellie s’accompagne pourtant d’un refus persistant de l’autre, comme le montre l’analyse détaillée des diverses formes de préjugés et du syndrome « ethnocentriste » qu’elles révèlent (chapitre 2). On assiste à la revitalisation de vieux clichés antisémites, alors même que de toutes les minorités qui font la France celle des juifs est de loin la mieux acceptée (chapitre 3), et à la stabilisation, à un niveau très élevé, des préjugés négatifs envers les Roms (chapitre 4).

Le rapport complet est consultable ici : https://fr.scribd.com/doc/261338972/Le-rapport-de-la-CNCDH

Tous les textes sont sur les liens ci-dessous :

Le résumé (baptisé « les essentiels »)
La stabilisation de l'indice de tolérance
La persistance des préjugés anti-roms
La revilatisation des vieux clichés antisémites
Le regard des chercheurs sur les phénomènes de racisme
Sondage flash 2015 : analyses des chercheurs (nouveau sondage mars 2015)

 

 
Retour sur le séminaire "Enquêter dans les milieux d’extrême droite" PDF Print

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Compte-rendu de la 23e séance du séminaire CEE-CERI

Les sciences sociales en question :
grandes controverses épistémologiques et méthodologiques

Enquêter dans les milieux d’extrême droite

23 mars 2015


Nonna Mayer (Sciences Po, CEE) introduit la séance du séminaire qui porte sur l'enquête dans les milieux négationnistes et d’extrême droite, un sujet d'actualité, mais également sensible et difficile à étudier. Elle a pour invitée Valérie Igounet, historienne rattachée à l'Institut d’histoire du temps présent et auteure notamment de Robert Faurisson. Portrait d’un négationniste (Denoël, 2012) et Le Front national de 1972 à nos jours. Le parti, les hommes, les idées (Seuil, 2014). Sa présentation est discutée par le sociologue Daniel Bizeul (Centre de recherches sociologiques et politiques de Paris-Cultures et sociétés urbaines, CRESPPACSU), auteur de plusieurs articles sur les difficultés éthiques et méthodologiques associées aux enquêtes dans les milieux d’extrême droite. Il a notamment publié en 2003 Avec ceux du FN : un sociologue au Front national (La Découverte), parti au sein duquel il s’est immergé pendant trois ans.


Valérie Igounet présente l’approche méthodologique qu’elle a développée au cours de ses vingt années de recherche sur le négationnisme, les branches de l'ultra-gauche et le Front national. Son intérêt pour le négationnisme s'est manifesté lorsqu’elle était en classe de terminale et qu’elle s'est familiarisée avec les travaux d'Heidegger sur la vérité (Etre et temps, 1927). C’est à ce moment-là qu’elle a lu l’ouvrage de Pierre Vidal-Naquet, Les Assassins de la mémoire (La Découverte, 1987). Elle s’est très tôt intéressée au négationnisme et a prolongé ses premiers travaux universitaires en thèse sous la direction de Pierre Milza. Sa méthode de travail s’est affinée et confirmée avec un travail sur les sources orales, les témoignages oraux des principaux acteurs de cette histoire du temps présent, dont les
négationnistes.


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Retour vers le futur avec Jenny Andersson, historienne au centre d'études européennes de SP PDF Print

Andersson_Jenny_2_2015_site_04Jenny Andersson, historienne au Centre d’études européennes de Sciences Po, vient de recevoir une médaille de bronze du CNRS, qui récompense les jeunes chercheurs pour l’excellence de leurs travaux. Il distingue ainsi son engagement dans le projet “Futurepol - Une histoire politique du futur : production de savoir et formes de gouvernance futur après 1945”, dont elle est la directrice. Entretien sur une recherche qui éclaire le présent.

•   Cette médaille du CNRS récompense vos travaux sur le futur. Sur quoi portent-ils ?

Jenny Andersson : C’est une série de travaux que j’ai lancés à mon arrivée au CNRS, en 2009. Ils portent sur la façon dont on essaye de créer des formes de savoir, d’expertise et de prédiction sur le futur . Un sujet qui est en soi très compliqué parce que le futur n’existe pas, il est intangible. Mes travaux explorent comment ces formes de savoir sur le futur posent des problèmes de légitimité scientifique. Une fois cette réflexion transposée dans le domaine du politique, cela soulève tout une série de problèmes de légitimité politique, de l’ordre de la gouvernance. Autre question que l’on se pose : à quel point, sur le long terme, ces développements futurs peuvent-ils influencer le présent ?

  • Comment vous êtes-vous intéressée à ce sujet ?

J. A. : Mes précédents travaux étaient liés à l’idée que les projets politiques d’aujourd’hui perdent leur capacité à proposer une vision du futur. Je me suis donc demandé : qui, dans la société, propose des solutions futures ? Où les visions futures naissent-elles ? Le projet que je dirige actuellement s’appelle “Futurepol, une histoire politique du futur”. Nous sommes cinq, et nous travaillons plus précisément sur l’expertise. Nous voulons comprendre comment certaines formes de savoir deviennent légitimes, reconnues par la société comme étant prioritaires pour construire notre futur.

  • Que ressort-il de vos travaux ? Aujourd’hui, qui est légitime pour construire ce futur ?

J. A. : Dans le passé, il y a tout une série d’expertises qui se sont succédées. Aujourd’hui, ce sont les climatologues. Les démographes, il y a dix ans, étaient centraux. Les économistes restent eux aussi prégnants. Avec notre projet, nous travaillons surtout sur les technologies de prédiction, dont la méthode des scénarios par exemple, qui consiste, dans les grandes lignes, à proposer plusieurs scénarios différents, pour comprendre les conséquences possibles de quelque chose que l’on n’a jamais expérimenté. Nous cherchons à comprendre comment ces technologies sont utilisées par les systèmes politiques. Ce qui m’intéresse avant tout, c’est de comprendre comment ces instruments prédictifs sont dépendants d’une certaine forme d’expertise : il y a aujourd’hui de véritables “experts en prédiction”, qui ne sont pas des savants dans le sens traditionnel du terme, mais qui produisent un savoir sur le futur.

  • Les gens qui travaillent dans le conseil, par exemple ?

J. A. : Exactement. Ces gens-là sont dotés de ces technologies de prédiction et voyagent avec. Ils les vendent, parfois au privé, parfois au public. Les personnes responsables de “l’expertise en prédiction” peuvent être très impliquées dans des processus de gouvernance, dans des procédures de décision, à différents niveaux, aussi bien dans les entreprises que dans le cadre de l’État-nation ou dans des instances de gouvernance mondiale comme l’ONU… Quel genre de pouvoir exercent ces acteurs sur le futur ? Comment est-ce que leur vision du futur nous est aussi imposée à nous tous, au quotidien, par l’intermédiaire des formes de prédiction ? Cela fait partie des questions que l’on se pose, avec Futurepol.

  • La construction du futur appartiendrait donc, dans une certaine mesure en tout cas, à des gens qui ont la mainmise dessus car ils sont des “professionnels du futur” ?

J. A. : En tout cas, on peut se poser la question. Je suis encore en train de travailler dessus, mais j’aimerais comprendre quel pouvoir ils ont. On imagine souvent le futur comme quelque chose d’ouvert, dans lequel n’importe quoi pourrait se passer. Moi je pense que ce n’est pas comme ça qu’il faut le comprendre : le futur est une sorte de champ d’action, on fait tout le temps des choses au nom du futur. Par ailleurs, j’aimerais aussi comprendre si ces expertises ouvrent des horizons sur le futur ou en ferment. Est-ce qu’elles nous donnent plus de choix futurs, ou contribuent-elles à prolonger des formes de structures qui existent déjà dans le présent ?

  • La prospective peut donc avoir quelque chose de réducteur ?

J. A. : Oui, ce qu’on appelle en français la prospective est beaucoup plus une réflexion sur la prolongation de certaines formes de présent qu’elle est une interrogation ouverte sur le futur.

  • De tout cela découle une question normative : “quel futur veut-on” ? Ou, au moins, “comment faut-il penser le futur” ?

J. A. : Oui, le vrai enjeu du futur n’est pas celui de la probabilité : la vraie question, ce n’est pas de déterminer ce qui va se produire, mais de faire la distinction entre le futur désirable et celui qui ne l’est pas. Je pense que les sociétés occidentales ont énormément de mal à s’imaginer que cette question du futur désirable soit ouvertement posée. La prospective est une activité qui mobilise de moins en moins les citoyens et le public. Il y a des pays qui ont résolu ce problème de différentes façons. Il y a quelques années, je me suis par exemple rendue à Hawaii. Là-bas, ils ont créé dans le passé une commission sur le futur hawaïen, composée d’enfants : ils sont partis du principe que ceux qui vont vivre réellement le futur doivent aussi être impliqués dans les processus de décision. Nous essayons de comprendre l’articulation entre les technologies prédictives et certains régimes politiques.

  • Prenez-vous  position dans vos travaux sur cette question de “futur désirable”  ?

J. A. : Un historien ne prendra jamais position directement, en revanche je pense qu’il y a une énorme activité d’expertise qui sert à gérer le futur qui s’est emparée de cette question, et que maintes fois - même dans des processus délibératifs, c'est à dire où l’on dit aux citoyens « venez participer et nous dire ce que vous voulez, en termes de futur » - ces processus ne mènent pas à des décisions, mais relèvent plutôt du processus de légitimation de processus « technocratiques ». Comprendre ça et en faire l’histoire, c’est aussi adopter une position critique.

  • Le champ de votre recherche semble unique en son genre. Quant aux travaux de recherche sur le futur, sont-ils nombreux ?

J. A. : Il y en a bon nombre en histoire culturelle et intellectuelle, sur les différentes visions du futur dans l’histoire, comme sur l’histoire des utopies par exemple. Il commence à y avoir aussi des travaux sur l’usage des méthodes prédictives, par l’intermédiaire des gens qui travaillent sur l’environnement. En ce qui nous concerne, nous avons déjà produit plusieurs publications. Et nous prévoyons un ouvrage collectif, en anglais, à paraître en juin 2015, qui porte sur l’usage de la prédiction durant la Guerre froide.

Laura Aronica

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Photo: Jenny Andersson, historienne au Centre d'études européennes de Sciences Po

Crédits Laura Aronica

 

 
Interview des auteures de l'ouvrage "Les inaudibles" PDF Print

Nonna Mayer est directrice de recherche émérite au CNRS, rattachée au Centre d’études européennes de Sciences Po. Céline Braconnier est professeure de science politique à l’Université de Cergy-Pontoise et directrice de Sciences Po Saint-Germain-en-Laye. Interview de l'une et de l'autre à propos de leur ouvrage "Les Inaudibles" sur le vote des précaires en France, publié aux Presses de Sciences Po.

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Welcome to MAEurope, the European blog of Sciences Po PDF Print

cropped-wltt-facebook-photoMAEurope is the European blog of Sciences Po, fed by the whole of the scientific comunity interessed in European matters. It stands pluridisciplinary by nature: politists, economists, jurists, historians and sociologists from Sciences Po, as well as visiting researchers will take advantage of their studies to fuel MAEurope. The editorial of the blog is to promote the ongoing researches and reflections on European integration at Sciences Po, then deliver it to a broader audience, from academics to the population.

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